Qui je suis...

         N'étant  pas  un  grand  orateur,  et  ne  pouvant  pas " changer  le  monde " à  ma convenance, ce  que nous avons tous voulu faire à un moment ou un autre dans notre vie, et  ce  que  nos  politiques  savent  si  bien  faire  (...)  prendre  un  stylo  et  l'agiter  sur une feuille  blanche  m'est  apparu  comme  la  meilleure des  solutions  pour arriver à la déconnection  sporadique  et fantastique du monde qui nous entoure.  Je n'écris pas pour conter  la dure  réalité de la vie, mais plutôt  pour la contourner, la modifier, l'enjoliver, la  refaire  à  mon  goût, en  gardant  toutefois  les  pieds  sur  terre. Il  est vrai  que j'ai toujours  été un grand rêveur, et entre  nous, même si  j'ai fêté il y a quelques temps mon quarantième  anniversaire, et  que je suis  censé avoir  acquis " l'âge de raison " aux yeux de notre  chère  société, je n'ai pas envie que ça change. Un jour, mon ancien employeur m'y avait encouragé à sa manière en me disant,
- " Il faut rêver J-Yves, c'est bien de rêver ".
Ce jour là était pour lui un jour où tout allait bien, une journée sans soucis, car il ne me l'aurait  jamais  dit en temps  normal, surtout  après la connerie  monumentale que je lui avais  faite  et  qui  était  principalement  due  à  mon  " côté planeur "  qui  m'a  toujours caractérisé depuis ma plus tendre enfance.

          J'ai  lu des " histoires  vraies " racontées  par leurs  auteurs, et je  dois reconnaitre que certaines  sont émouvantes, d'autres  sont dures et nous font réfléchir au monde dans lequel nous  vivons. On y voit  souvent de l'injustice, de la cruauté, des " coups tordus " de la part de  certains protagonistes. Tout n'est que mensonge, tricherie, manipulation et tout  ça  pour  en  arriver  souvent  à  la  même  conclusion :  " Ainsi est la société dans laquelle nous évoluons ".
         Mais  je  serais  mauvaise langue si je ne parlais pas des rares " contes de fée " qui arrivent  parfois  à  subsister  dans  cette  " littérature-réalité ".  Cela  dit, tout n'est que choix, et toutes les histoires sont bonnes à lire pour des raisons différentes.

 

   Littérature

          Certains auteurs écrivent pour le plaisir de jouer avec les mots et la langue Française en nous  faisant cependant  partager  l'étendue de leur imagination, d'autres en éprouvent le besoin  suite à un coup dur de la vie, et nous font ainsi  entrer dans la douleur engendrée par  la  situation  qu'ils  ont  du  traverser,  certains  personnages  connus racontent leur épopée  professionnelle,  et  les  différentes  " leçons de vie "  qui  ont  engendré pour eux certaines  prises  de  conscience,  d'autres  encore,  créaient  des  monstres  venus d'autres planètes, ou  d'autres  dimensions  et je pourrais  citer de cette façon mille autres raisons aussi diverses les unes que les autres, qui nous déclenchent le besoin d'écrire.
 Tout  est bon à lire, quelle  que soit  l'histoire,  du  moment  qu'elle est convaincante, et qu'elle nous  procure d'une manière ou d'une autre  une émotion, une  sensation  de bien-être, une réflexion, quelquefois  même, l'envie  de changer un détail dans la perception de notre vie, sur lequel l'histoire nous aurait ouvert les yeux.

          Pour  ma part,  je n'évolue  pas dans  une unique  catégorie. L'ouvrage "DORS REMY" présenté sur ce  site, penche sur le  fantastique, tout  en restant quelque  part réaliste. Le suivant pourra certainement  être  classé dans cette  même  rubrique. Mais  j'ai dors et déjà écris sur  un "petit carnet " qui  m'accompagne  partout,  certains  sujets à  développer qui eux, n'auront  rien  de  surnaturel.  J'écris " aux grés du vent " et de mes  inspirations. Peut-être  même qu'un  jour une gentille petite créature viendra sur ma feuille à moitié noircie, et me demandera de rentrer dans l'histoire que j'écrirais. Le futur me le dira.

                                                            

                                                                  

                                                                 L'écriture et moi

         L'écriture  est donc pour moi  un moyen d'évasion, de " balade "  en quelque sorte. Faire  fit  de la réalité, ne  plus  avoir à  supporter  la névrose  des  personnes  que  l'on rencontre  chaque  jour et  aller  l'espace  de  quelques  feuilles  de  papier ( car je n'écris pas   directement   sur   ordinateur  ),  dans    des   endroits   qui   me   plaisent,   où   les  personnes  ont  certes  leur caractère, leurs envies, leurs qualités  et leurs défauts,  ainsi  que leurs problèmes ( bien  évidement, car  personne n'est  parfait ),  mais que je réussis souvent à  les raisonner. Même si de temps  en temps, je dois l'avouer, ils n'en font qu'à leur tête !

          Quand j'ai  commencé à écrire,  il y  a environ  une quinzaine d'années, j'y prenais un  plaisir tel  qu'il  m'arrivait de  terminer l'histoire le jour même, ou le lendemain tout au plus. Ce n'étaient bien sur  que des nouvelles, voire des scènes que j'imaginais, et que je couchais sur papier le plus rapidement possible, pour ne  pas en perdre une miette. A ce moment là, c'était de l'ordre  de la découverte. J'étais fier d'avoir réussit à pondre une histoire, et je ne pensais pas du tout à l'édition. " Ce n'était pas fait pour moi ". D'ailleurs, si j'avais su que j'en arriverais là où j'en suis aujourd'hui, je les aurais mises de  côté,  ne  serait  ce  que  pour  faire  la  différence  avec ce  que j'écris aujourd'hui. A l'époque, peu m'importait le style littéraire que je pouvais avoir, puisque je ne devais pas être jugé par des lecteurs. Il m'arrivait d'en faire lire  quelques-unes, mais rares étaient les  personnes  qui  critiquaient  mon  écriture,  car  je réussissais  à  les  étonner et à les captiver  jusqu'à  la  fin  de  l'histoire  avec  mon  imagination,  ce  qui  du  coup,  faisait largement   passer  mes  balbutiements.    C'est  vrai  qu'à  force  d'écrire  on  s'améliore toujours  un peu plus à  chaque histoire, mais  je  ne mettais  pas  l'accent  sur la qualité littéraire, d'autant  plus qu'on me  demandait  parfois de lire ce que j'avais fait devant un parterre d'une dizaine de  personnes qui savaient que je fabriquais des petites histoires, et qui  étaient  souvent  très  indulgentes  avec  moi, et entre  nous, ça me suffisait. Il y en avait certains qui me  disaient que  mon style  littéraire  était à revoir, mais  que je créais cependant de belles histoires. Et de temps en temps…
- Tu n'as jamais pensé à l'édition ?
- Moi, édité !...

Il  était improbable  à mes  yeux que quelqu'un  veuilles  de mes textes. De plus, je n'ai jamais  été  un  grand  lecteur,  et  je  manquais  cruellement  de vocabulaire. Mais  à ce stade, je m'en moquais comme de l'an quarante. Ce n'est  qu'à force de me l'entendre dire et  répété  à  maintes  reprises,  que  j'ai  commencé  à  y  penser  mais  sans  ostentations aucunes. Mais  un jour, il y a eut cet accident  qui a tout remit en question. " La vie est bien  trop  courte  pour  ne  pas  faire  ce qui nous  tient à coeur ". Dès  lors,  voilà  quel est  devenu mon état d'esprit. Alors j'ai commencé à lire comme je ne l'avais jamais fait jusque là. Mais je me suis rendu compte qu'on ne s'improvise pas " écrivain " du jour au lendemain en lisant quelques bons livres, même si notre imagination est fertile.

 

                                                                     Édition

          Lorsque j'ai commencé  cette  aventure  éditoriale,  je  mettais  les  pieds  dans  un monde qui  n'était pas le mien. J'étais fier de présenter un travail que j'avais mis plus de deux ans et demi à concrétiser. Je ne voyais pas toutes les erreurs que j'avais faites dans la  mise  en   forme,  de  syntaxes,   de  répétitions    à  foison,  sans   parler  des   fautes d'orthographe.  Je me  suis pris une claque monumentale lorsque je me suis entendu dire que mon  histoire était  belle, captivante,  mais  mon style littéraire était complètement à revoir  ( en clair, il était à chier! ).  Ils  avaient  hélas  raison.  J'ai  donc remballé ma fierté, et  j'ai réécris  l'histoire en  mettant cette  fois-ci l'accent sur mon style, qui certes, ne sera  pas  parfait  ou grandiose  aux  yeux des " grands " de la littérature, mais je sais aujourd'hui que je l'ai trouvé, et qu'il ne pourra aller qu'en s'améliorant au fil des futurs récits.

          J'ai   donc   envoyé   la   deuxième   version   à  différentes  maisons  d'édition,  en privilégiant   cette   fois-ci   celles   réputées   pour   aider  les  jeunes  auteurs.  Sur  la quarantaine  de  manuscrits  envoyés,  j'ai  reçu  à ma  grande  surprise  douzze  réponses positives. Certaines  étaient  plus  intéressantes  que  d'autres,  mais  pour  résumer,  j'ai opté  pour  les  meilleures  conditions  d'édition   pour  moi.  Je  n'ai   pas   une   grande  expérience  en  la  matière,   mais   j'en   retiens  que   l'on   choisit   son   éditeur,   pour  ma  part,  j'ai  choisit  une  bonne  communication, simple  et sans détours, et  surtout la tranquillité de l'esprit. Au début,  j'y  ai  mis  naturellement quelques  formes, mais  j'ai tout de  suite  senti que  nous nous  entendrions  bien.  On  pourrait  comparer  le  choix  d'un  éditeur  avec   celui  de  la  femme ( ou de l'homme ) de  notre vie. Un  choix  que  nous  ne  faisons pas  à la légère.          

         Comme   je   l'explique   précédemment,   je   trouve   plus  simples,   plus  sympathiques  les relations  basées  sur  la confiance  et  l'honnêteté,  car  je  ne  veux  pas,  autant   que   faire  se  peut, avoir  à me méfier  en  affaires,  même si, j'en suis conscient, il faut  tout de même une  certaine  rentabilité. Je sais  que mon éditeur  est là pour m'aider,  m'épauler,  et me  guider  dans  les  différents  choix  que je  serais peut-être amené à faire plus tard.  Bien sur rien n'est parfait, et" il faut vivre  avec ce qui nous entoure " comme  on  me  l'a déjà dit. Mais  je  sais que c'est  avec   cet  éditeur   que  je  veux   évoluer.  Je  suis   donc  certain   que   de   toutes  les possibilités  qui  se  sont  présentées  à moi depuis que je vis cette aventure, j'ai choisis la meilleure.

                                                               The JYF.

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