Certains auteurs écrivent pour le plaisir de jouer avec les mots et la langue Française en nous faisant cependant partager l'étendue de leur imagination, d'autres en éprouvent le besoin suite à un coup dur de la vie, et nous font ainsi entrer dans la douleur engendrée par la situation qu'ils ont du traverser, certains personnages connus racontent leur épopée professionnelle, et les différentes " leçons de vie " qui ont engendré pour eux certaines prises de conscience, d'autres encore, créaient des monstres venus d'autres planètes, ou d'autres dimensions et je pourrais citer de cette façon mille autres raisons aussi diverses les unes que les autres, qui nous déclenchent le besoin d'écrire.
Tout est bon à lire, quelle que soit l'histoire, du moment qu'elle est convaincante, et qu'elle nous procure d'une manière ou d'une autre une émotion, une sensation de bien-être, une réflexion, quelquefois même, l'envie de changer un détail dans la perception de notre vie, sur lequel l'histoire nous aurait ouvert les yeux.
Pour ma part, je n'évolue pas dans une unique catégorie. L'ouvrage "DORS REMY" présenté sur ce site, penche sur le fantastique, tout en restant quelque part réaliste. Le suivant pourra certainement être classé dans cette même rubrique. Mais j'ai dors et déjà écris sur un "petit carnet " qui m'accompagne partout, certains sujets à développer qui eux, n'auront rien de surnaturel. J'écris " aux grés du vent " et de mes inspirations. Peut-être même qu'un jour une gentille petite créature viendra sur ma feuille à moitié noircie, et me demandera de rentrer dans l'histoire que j'écrirais. Le futur me le dira.
L'écriture et moi
L'écriture est donc pour moi un moyen d'évasion, de " balade " en quelque sorte. Faire fit de la réalité, ne plus avoir à supporter la névrose des personnes que l'on rencontre chaque jour et aller l'espace de quelques feuilles de papier ( car je n'écris pas directement sur ordinateur ), dans des endroits qui me plaisent, où les personnes ont certes leur caractère, leurs envies, leurs qualités et leurs défauts, ainsi que leurs problèmes ( bien évidement, car personne n'est parfait ), mais que je réussis souvent à les raisonner. Même si de temps en temps, je dois l'avouer, ils n'en font qu'à leur tête !
Quand j'ai commencé à écrire, il y a environ une quinzaine d'années, j'y prenais un plaisir tel qu'il m'arrivait de terminer l'histoire le jour même, ou le lendemain tout au plus. Ce n'étaient bien sur que des nouvelles, voire des scènes que j'imaginais, et que je couchais sur papier le plus rapidement possible, pour ne pas en perdre une miette. A ce moment là, c'était de l'ordre de la découverte. J'étais fier d'avoir réussit à pondre une histoire, et je ne pensais pas du tout à l'édition. " Ce n'était pas fait pour moi ". D'ailleurs, si j'avais su que j'en arriverais là où j'en suis aujourd'hui, je les aurais mises de côté, ne serait ce que pour faire la différence avec ce que j'écris aujourd'hui. A l'époque, peu m'importait le style littéraire que je pouvais avoir, puisque je ne devais pas être jugé par des lecteurs. Il m'arrivait d'en faire lire quelques-unes, mais rares étaient les personnes qui critiquaient mon écriture, car je réussissais à les étonner et à les captiver jusqu'à la fin de l'histoire avec mon imagination, ce qui du coup, faisait largement passer mes balbutiements. C'est vrai qu'à force d'écrire on s'améliore toujours un peu plus à chaque histoire, mais je ne mettais pas l'accent sur la qualité littéraire, d'autant plus qu'on me demandait parfois de lire ce que j'avais fait devant un parterre d'une dizaine de personnes qui savaient que je fabriquais des petites histoires, et qui étaient souvent très indulgentes avec moi, et entre nous, ça me suffisait. Il y en avait certains qui me disaient que mon style littéraire était à revoir, mais que je créais cependant de belles histoires. Et de temps en temps…
- Tu n'as jamais pensé à l'édition ?
- Moi, édité !...
Il était improbable à mes yeux que quelqu'un veuilles de mes textes. De plus, je n'ai jamais été un grand lecteur, et je manquais cruellement de vocabulaire. Mais à ce stade, je m'en moquais comme de l'an quarante. Ce n'est qu'à force de me l'entendre dire et répété à maintes reprises, que j'ai commencé à y penser mais sans ostentations aucunes. Mais un jour, il y a eut cet accident qui a tout remit en question. " La vie est bien trop courte pour ne pas faire ce qui nous tient à coeur ". Dès lors, voilà quel est devenu mon état d'esprit. Alors j'ai commencé à lire comme je ne l'avais jamais fait jusque là. Mais je me suis rendu compte qu'on ne s'improvise pas " écrivain " du jour au lendemain en lisant quelques bons livres, même si notre imagination est fertile.
Édition
Lorsque j'ai commencé cette aventure éditoriale, je mettais les pieds dans un monde qui n'était pas le mien. J'étais fier de présenter un travail que j'avais mis plus de deux ans et demi à concrétiser. Je ne voyais pas toutes les erreurs que j'avais faites dans la mise en forme, de syntaxes, de répétitions à foison, sans parler des fautes d'orthographe. Je me suis pris une claque monumentale lorsque je me suis entendu dire que mon histoire était belle, captivante, mais mon style littéraire était complètement à revoir ( en clair, il était à chier! ). Ils avaient hélas raison. J'ai donc remballé ma fierté, et j'ai réécris l'histoire en mettant cette fois-ci l'accent sur mon style, qui certes, ne sera pas parfait ou grandiose aux yeux des " grands " de la littérature, mais je sais aujourd'hui que je l'ai trouvé, et qu'il ne pourra aller qu'en s'améliorant au fil des futurs récits.
J'ai donc envoyé la deuxième version à différentes maisons d'édition, en privilégiant cette fois-ci celles réputées pour aider les jeunes auteurs. Sur la quarantaine de manuscrits envoyés, j'ai reçu à ma grande surprise douzze réponses positives. Certaines étaient plus intéressantes que d'autres, mais pour résumer, j'ai opté pour les meilleures conditions d'édition pour moi. Je n'ai pas une grande expérience en la matière, mais j'en retiens que l'on choisit son éditeur, pour ma part, j'ai choisit une bonne communication, simple et sans détours, et surtout la tranquillité de l'esprit. Au début, j'y ai mis naturellement quelques formes, mais j'ai tout de suite senti que nous nous entendrions bien. On pourrait comparer le choix d'un éditeur avec celui de la femme ( ou de l'homme ) de notre vie. Un choix que nous ne faisons pas à la légère.
Comme je l'explique précédemment, je trouve plus simples, plus sympathiques les relations basées sur la confiance et l'honnêteté, car je ne veux pas, autant que faire se peut, avoir à me méfier en affaires, même si, j'en suis conscient, il faut tout de même une certaine rentabilité. Je sais que mon éditeur est là pour m'aider, m'épauler, et me guider dans les différents choix que je serais peut-être amené à faire plus tard. Bien sur rien n'est parfait, et" il faut vivre avec ce qui nous entoure " comme on me l'a déjà dit. Mais je sais que c'est avec cet éditeur que je veux évoluer. Je suis donc certain que de toutes les possibilités qui se sont présentées à moi depuis que je vis cette aventure, j'ai choisis la meilleure.
The JYF.
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