Entre vie "normale" et  vie  littéraire...

 

 

 

            Il n'est jamais facile de concrétiser ses rêves et tellement plus aisé de les imaginer.

             Écrire un livre n'est pas un aboutissement en soi; en tous cas pas dans une "aventure éditoriale" de laquelle on se défend volontiers en disant "bof, édité ou pas, je me suis fais plaisir… "

            Certes, mais quand on commence à entrer dans la spirale infernale des salons du livres, des dédicaces, des interviews et autres entretiens avec des journalistes, on fini par se prendre au jeu; surtout lorsqu'on voit des personnes venir vers soi avec enthousiasme en disant "j'ai adoré !"

                        Quoi de plus jouissif que de s'entendre dire pareils compliments. Certains n'hésitent pas à comparer mon style avec celui d'écrivains connus. D'autres critiquent quoiqu'il arrive tandis que quelques uns ne critiquent pas forcement mais font une véritable radioscopie du roman en mettant en avant le plus simplement du monde la qualité et la beauté de l'histoire et… que ça pourrait être mieux. Allez comprendre !

            Mais on ne se doute pas des sacrifices que cela implique. Outre ces petits moments privilégiés, peu d'auteurs vivent de leur plume et la plupart dont je fais parti doivent mener de front deux vies bien distinctes. Celle qui fait vivre et celle qui fait rêver…

 

              Au début, rien n'est fait pour nous aider. C'est vrai que les salons du livre tel que celui de Saint-Louis en Alsace sont très riches en rencontres, opportunités, discutions à vous faire décoller dans les cieux avec atterrissage en catastrophe garanti, mais la réalité refait rapidement surface quand on se rend compte de tout ce qu'il y a à faire pour promouvoir son "BÉBÉ". Á ce stade, on s'est considérablement éloigné de la fierté qu'on éprouvait en recevant toutes ces réponses positives de la part des maisons d'éditions qui avaient reçu le manuscrit et qui semblaient être emballées…  Moyennant la création d'un gouffre financier sur le compte en banque. Fort heureusement pour moi, j'ai eu droit à d'autres réponses moins enjouées mais un peu plus réalistes et surtout viables !

            Le tout est de savoir croire sans relâche en soi, donc en son livre dont on a beaucoup de mal à parler les premiers temps. Il n'y a pas de recette miracle. Même ceux qui sont pris en charge par les "géants de l'édition" ont tous eu leur période de galère à part quelques rares exceptions.

 

    Les années passent et la sagesse s'installe...

 
 

 

            Aujourd'hui, je ne suis pas arrivé au bout de mon périple, j'ai encore une longue route à faire, beaucoup d'opportunités commencent à se présenter; je suis fort d'une période de galère dont j'ai arrêté depuis longtemps de mesurer la durée. La vie se charge de nous apprendre comment l'appréhender en faisant seulement avec ce qu'on est. Peut-être suffit-il d'ouvrir plus grand les yeux le matin devant la glace et d'oser affronter son propre regard en étant capable de décrocher un sourire…

                                      The JYF.

 

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